Ce dérèglement se fonde sur plusieurs mécanismes psychologiques individuels et interindividuels induisant une modification réciproque des comportements.
D’un côté, se tient le sujet traumatisé. Il est comme ébloui par ce qu’il vient de vivre. Il est envahi par une série de questions : que s’est-il passé ? pourquoi ? comment ? Il a eu l’idée qu’il allait mourir, que tout allait s’arrêter là, que c’était fini. L’événement est passé, pas lui. Il demeure fixé au temps de l’accident. Il reste surpris du fait qu’il n’est pas mort. Au sortir de l’événement, il est comme encombré de l’idée qu’il reste en vie. Il a perdu le sentiment d’évidence naturelle de vivre. Il ne sait plus quel sens a sa vie ou il ne sait pas quel sens lui donner maintenant. Il sait qu’il a failli mourir, il sait qu’il est en sursis et il sait que sa mort viendra un jour. Il lui faut dorénavant vivre avec cette révélation.

::Lire la suite::